Mercredi 9 janvier 2008
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Ce que je ne vous ai pas dit, pour ceux qui ne m'ont pas suivie
dans Chemin de vie, c'est que je suis aussi psychothérapeute. En fait, j'aidais qui a besoin depuis plus de trente ans
bénévolement, juste parce que ça me rend heureuse d'aider quelqu'un à être plus heureux. A travers mes propres thérapies et mon travail, j'ai fait diverses formations qui m'ont amenée à réaliser
mon rêve de jeunesse, soit d'être psychothérapeute. C'est ainsi que, en août 2005, ce rêve s'est réalisé quand j'ai reçu mon accréditation. La réalisation de ce rêve vieux de près de trente ans a
été magique pour moi. Enfin, j'y étais arrivée !
Tout en étudiant, je travaillais alors comme attachée politique pour le gouvernement du Québec. Eh oui... Je suis pourtant apolitique (ça s'peut !). Ma patronne et mes collègues le savaient mais
personne ne le criait sur les toits !
Pour faire une parenthèse, j'ai beaucoup aimé ce travail car je ne faisais pas de politique, justement : j'aidais, notamment, les organismes à avancer pour réaliser leurs rêves. Je m'occupais
aussi du site web de la députée et organisais des événements, ce qui revenait à mon métier principal. J'y ai aussi rencontré beaucoup de gens magnifiques à travers les événements avec les
organismes et mon travail avec le personnel des cabinets de ministres. Mes préjugés envers les politiciens (car j'en avais quand même, je m'en suis rendue compte en travaillant dans ce milieu)
sont pas mal tombés et j'ai passé deux ans et demi agréables à l'Assemblée nationale.
Avril 2007, élections provinciales, l'ADQ ramasse beaucoup de comtés dont celui où je travaille. Je suis remerciée, comme tous les députés sortant avec leur équipe. C'était le signe, pour moi, de
me lancer enfin à temps plein en psychothérapie.
Pour faire une histoire courte, j'ai trouvé une salle dans une clinique près de chez nous et ai commencé à faire de la promotion de mes services. La clientèle augmentait doucement. Les clients
avancaient vers eux-mêmes mais mon déménagement dans une nouvelle maison plus spacieuse et agréable, en septembre, a complètement changé l'énergie. Résultat : la clientèle en thérapie a commencé
à descendre. Il faut dire que plusieurs étaient arrivés dans un espace plus confrontant et il arrive souvent alors que le client décroche, le temps qu'il «digère» et revienne quelques mois ou
années plus tard.
En fait, je me suis alors rendue compte que j'avais un problème avec mon moi-même : après avoir aidé gracieusement beaucoup de monde dans les 30 dernières années (je dis souvent que je serais
millionnaire si j'avais été payée pour ce bénévolat !), j'étais maintenant «officielle» avec un diplôme, un membership d'ordre professionnel et une assurance responsabilité civile au cas où un
client ne serait pas content. Surtout : j'étais maintenant payée pour aider (ce que, dans le fond, j'avais toujours voulu faire) mais quelque chose ne collait pas avec moi...
Etre payée pour aider les gens à être plus heureux me mettait une pression sur les épaules, celle de la performance, de la perfection, etc... J'étais assise dans un fauteuil dans une salle en
face d'une personne assise dans un fauteuil. Je n'ai pas l'habitude d'aider dans une telle situation. C'est nouveau pour moi et j'ai à l'apprivoiser mais il me manque toujours cet espace
chaleureux devant une tisane à la cuisine, lors d'une promenade ou au salon. C'est ainsi que j'aime aider.
A travers un début d'hiver de réflexion, j'ai demandé en Haut de m'amener des revenus plus substantiels, de n'importe quelle façon car mes économies baissaient dangereusement.
Devinez quoi ?
Des clients sont alors venus me chercher pour... des contrats en communications et organisation d'événements ! C'est ainsi qu'une amie m'a demandé de m'occuper de son site web, que j'ai monté des
décors pour 400 ans chrono et que je suis devenue directrice générale d'une entreprise de produits
spirituels en développement. Deux autres clients sont aussi en vue pour d'autres projets.
Durant le temps des fêtes, j'ai pris de temps d'analyser tout ça : si la vie me ramène à mon métier de consultante et que la clientèle en thérapie ne monte pas, c'est que je n'ai pas à faire de
la thérapie, du moins pas de la façon «officielle», semble-t-il. J'ai donc décidé d'arrêter de développer ma clientèle de ce côté-là.
J'en ai donc fait part au directeur de la clinique dimanche dernier, lequel m'a répondu lundi en me disant qu'il a compris mon point de vue. Il a aussi accepté que je continue avec les clients
existants sans autre effort de développement de clientèle.
La même journée, alors que j'écrivais l'article La réussite pas à pas..., le
téléphone a sonné. Un de mes clients en thérapie voulait un rendez-vous ! Ah ben ! Je pensais les avoir presque tous «perdus» mais non !
En allant le rencontrer hier soir, j'avais un peu le trac. Ce trac de performance, de perfection. Je suis humaine et je veux faire de mon mieux. Ce n'est pas un client facile. Après notre
première rencontre, j'étais sûre qu'il ne reviendrait pas. Pourtant, nous en sommes à six rencontres déjà ! Il est beaucoup dans sa tête, le sait, et cherche à rejoindre ses sentiments et son
senti mais c'est difficile pour lui. Sa colère et ses frustrations l'empêchent de «se sentir» vraiment. Je dois le prendre d'une façon différente qu'habituellement pour lui faire réaliser des
choses. Cependant, il s'ouvre de plus en plus, tout doucement, et la relation avec lui devient agréable.
Hier soir, je me suis cependant rendue compte que j'agissais d'une nouvelle façon avec ce client. Pas à cause de lui. A cause de moi : j'ai laissé tomber la performance et la perfection à 80-90%
et je me suis permise d'être plus moi-même, comme quand je le faisais bénévolement. Résultat : une ouverture de sa part à «se sentir» plus, enfin... Le cadeau pour moi. En partant, pour la
première fois, il m'a dit «A la prochaine !».
Quand je suis sortie de cette séance, je suis allée déposer deux chèques puis faire mon épicerie. J'ai aussi fait valider mon billet de Super 7. J'ai gagné 10 $ ! Ça faisait longtemps que je
n'avais pas gagné quelque chose au loto !!! De plus, dans l'après-midi, je suis allée voir mon compte de David Komsi et j'avais de nouveaux affiliés... Wow... et plein d'autres petits cadeaux et
bonheurs dans ma journée...
Simplement parce que je veux faire confiance et croire que tout va bien aller, que je demande, m'ouvre et reçois...
Ça ne veut pas dire que je n'ai pas mes moments de découragement. On en a tous, mais je ne me lâche plus et je décide de retrouver ma bonne humeur à chaque fois... et ça marche !
Par Dominique
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Publié dans : Mon cheminement
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