Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /Fév /2009 13:32
Oser ressentir l'Amour

Durant la séance avec Marie hier, elle m'a clairement fait voir que je suis en permanence dans mon système de défense pour ne pas recevoir. Elle me dit que, chaque fois qu'on me dit quelque chose à mon sujet, on doit me répéter pour que je finisse par recevoir. «Oui mais...» est un réflexe si simple et inconscient !!! Par contre, quand on arrive à ce que je reçoive, je deviens toute rouge ou/et les larmes aux yeux. Ben voyons donc...

En discutant autour de ce sujet hier avec elle, je lui ai parlé de mon ex, Philippe, dont certains d'entre vous connaissent l'histoire puisque ce fut mon sujet dans les 15 premiers mois de Chemin de vie. C'est avec lui que, pour la première fois de ma vie, j'ai senti que j'étais aimée et que je pouvais aimer, qu'il n'y avait pas d'insécurité dans notre relation en rapport avec les sentiments l'un envers l'autre. Que c'était calme et simplement bon. Que j'apprenais à recevoir, à apprécier, à savourer l'Amour.

D'autres faits ont finalement dissout la relation mais ce sentiment profond d'oser aimer et d'être aimée pleinement est resté gravé dans mon coeur et m'émeut encore quand j'ose y penser. Les larmes ont commencé à couler et j'ai senti combien je m'étais ensuite fermée pour ne plus ressentir.


Images du passé

Marie m'a ensuite fait un traitement énergétique. Un moment donné, elle a vu un passage d'une de mes vies antérieures.
- Tu es une femme, habillée simplement, comme une paysanne. C'est la révolution française de 1789. Tu tiens un drapeau et tu marches à travers les corps sur le champ de bataille. Tes yeux sortent de tes orbites. Ils sont comme fous. Tu vis une détresse profonde. Tu viens de perdre tous ceux que tu aimes. Tu es complètement en dehors de toi-même. C'est cette détresse que tu as apportée avec toi dans cette vie-ci.
- Je suis seule ?
- Oui.
- Personne pour venir me consoler, prendre soin de moi ?
- Non, personne...

Quand j'étais au collège, j'adorais l'histoire, surtout... la révolution française.
Dans cette vie-ci, j'ai toujours vécu comme si je n'avais pas de famille (et je n'en ai pas au Québec).
Quand j'ai aimé, j'ai vécu de grandes peines d'amour...
Quand j'ai vécu de grandes détresses, découragements, etc, j'ai presque toujours été seule...

Pour moi, cette situation a tout son sens et je me vois sur le champ de bataille. Il est temps de prendre soin de cette femme en détresse et d'ancrer le tout pour que le déblocage se passe­. En visualisation, à travers les larmes et le travail énergétique de Marie, tout se place enfin. Ce n'est pas terminé mais je sors de chez elle plus allégée.


Me pardonner

En revenant à la maison après la séance avec Marie, j'avais reçu un courriel contenant un lien vers un vidéo. Je suis allée le voir et ai ensuite pitonné sur un autre vidéo dans la marge
, Self-Cleaning With Ho'oponopono.

Je suis restée littéralement collée à ce vidéo, comme faisant partie des images et des mots. Au fur et à mesure que les mots passaient, j'ai compris quelque chose. J'avais toujours été en réaction avec le fait de demander pardon à l'autre personne, dans le système expliqué par Joe Vitale.

En l'occurrence, j'ai compris que c'était à moi de me pardonner de m'être fait vivre tout ça, cette vie difficile, etc. Le pardon, ce n'est pas à l'autre de le demander mais à soi. Je sais, plusieurs personnes m'en avaient déjà fait part mais ça n'était pas «rentré». En voyant ce vidéo, ces images, cette musique, ces mots, j'ai ressenti et je ME suis demandé pardon à travers les larmes... Le processus est
maintenant en cours.


Coaching

Toute cette tempête ne va évidemment pas sans heurts et sans questionnements. Sans découragement aussi parfois. C'est dans ces moments-là que j'ose enfin demander, contrairement à «avant» où je me réfugiais dans mon trou de souris en attendant que ça passe et que le soleil réapparaisse devant ma porte.

En l'occurrence, aujourd'hui, j'ai eu envie de demander l'aide d'un coach pour m'aider à passer à travers tout ces blocages, notamment face à l'amour et à l'argent, car je reviens encore dans mon «juste assez» vu que je n'ai pas le temps ni l'énergie de «travailler» à mon abondance (alors qu'en fait, j'ai juste à lâcher prise et à la laisser entrer, on s'entend ?!!!!).

Donc, je me lance et envoie une demande à un coach que je connais virtuellement, qui me paraît très sympathique et compétent, à savoir si c'est possible de travailler par Skype. Après lui avoir écrit, je vais dans son site et vois ses prix. Oups... J'aurais dû le faire avant de lui écrire mais y'a pas de hasard... Il me répond qu'on peut travailler à distance sans problème... Je lui réponds que je suis désolée mais n'en ai pas les moyens $$$.

Sur ce, il me renvoie un message : «Il n'est pas question de te faire payer».

J'en ai les larmes aux yeux... Je ne sais pas pourquoi il m'offre ça. On ne se connaît que virtuellement via un site d'affaires ! Dix minutes plus tard, on s'était parlés sur Skype et le rendez-vous est pris pour lundi soir...


M'affirmer à nouveau

A travers ma semaine de travail, quelques occasions se sont présentées où j'ai dû choisir entre rester polie et gentille ou m'affirmer clairement et (presque) sans gants blancs. Spontanément, la 2e option a été choisie et les résultats ont été très positifs. J'en avais assez de me faire niaiser par des fournisseurs et des clients et j'ai été plus... claire et sèche... et ils ont compris. Enfin !

Ça faisait des semaines que ça trainait. J'en avais plus qu'assez de leur tataouinages subtilement manipulateurs mais que je voyais clairement. Mes collègues m'avaient dit d'être gentille avec eux et, donc, je ne pouvais pas suivre mon intuition. Cette semaine, je l'ai suivie malgré les «conseils» de mes collègues tout en étant très polie mais claire et ferme et je suis fière des résultats. Mes collègues aussi !

Aussi, un conflit avec un collègue m'a permise de lui écrire clairement ce que j'avais sur le coeur depuis un an au lieu de tourner autour du pot comme je le faisais (et qu'on m'avait conseillé de faire !). J'en ai eu ras la patate et j'ai laissé mon coeur parler tout en ayant le sentiment très clair que je n'avais plus rien à perdre avec lui. J'ai senti clairement un lâcher-prise dans cette histoire et c'était «advienne que pourra !».

Il est arrivé au bureau le lendemain sans avoir ouvert sa boite de courriels. Oups... Il s'est excusé de son attitude de la veille - qui a déclenché l'écriture de mon courriel - et a donc ouvert le sujet. Je lui ai alors résumé rapidement ma réaction écrite et lui ai dit qu'il pourrait se fâcher s'il voulait mais que j'avais décidé de lui parler franchement cette fois. J'assumais tout en continuant à avoir ce clair sentiment de n'avoir rien à perdre.
- Ça ne me choque* pas, m'a-t-il dit après lu le courriel. Je ne rendais pas compte que je donnais cette impression. J'en suis désolé...
Ce courriel a finalement ouvert à une discussion fort intéressante et constructive...

Cette capacité à m'affirmer clairement et à me faire respecter est aussi un enjeu que je travaille depuis longtemps. Quand j'étais jeune, rien ne m'arrêtait. Je fonçais et était claire, ferme et parfois agressive. En arrivant au Québec, je me suis «fermé la trappe» car les Québécois, en regard des européens, peuvent être considérés comme très susceptibles. En effet, la façon directe et franche des européens - dont je suis - agresse les Québécois qui ont toujours l'impression qu'on est en train de s'engueuler !

Enfin bref, je me suis tue longtemps. Je ne voulais pas qu'on me dise que je n'étais pas gentille. Je voulais qu'on m'aime. Sauf que, depuis quelques mois, et même années, je me rends compte que je me suis pas mal ramollie et oubliée là-dedans, que j'ai envie de retrouver mon essence telle qu'elle est vraiment. En l'occurrence, arrêter de me laisser marcher dessus juste parce que je veux être gentille.

Le travail thérapeutique que je fais actuellement, notamment avec les massages métamorphiques, travaille en profondeur à nettoyer des mémoires cellulaires d'un passé en rapport avec le rejet, la 2e place, etc. Je me vois aller et, tranquillement, je reprends mon pouvoir, je recommence à faire confiance, à lâcher prise, à arrêter de «travailler» fort et me battre pour obtenir de l'abondance et une place en avant. (alors qu'en fait, il n'y a justement que trois choses à faire : arrêter de se battre, lâcher prise et faire confiance !). Surtout, j'émerge, encore une fois, d'une espèce de prison-réflexe dans laquelle je retourne me réfugier quand je me sens seule, pour me protéger, pour éviter d'avoir mal... Le célibat et la solitude, si connus pour moi...

Alors, en conclusion : tout va de mieux en mieux après une tempête digne des plus grands cataclysmes !

A cheminer, on passe à travers des couches mais, en-dessous, il arrive qu'il y en ait d'autres, plus subtiles, plus dures à déloger, plus solidement coincées et plus cachées... C'est ça, l'être humain !

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* en québécois, choquer = fâcher


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Par Dominique - Publié dans : Mon cheminement - Communauté : Etre au coeur de soi
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